Ma pratique construit une archéologie visuelle à travers des processus de superposition où la photographie, la peinture et la manipulation numérique convergent. J'explore les relations changeantes entre l'organique et l'artificiel, traitant les systèmes numériques – algorithmes, écrans et fragments – comme une palette picturale contemporaine. Ces œuvres ne s'opposent pas au monde matériel mais l'étendent, estompant les frontières entre la réalité physique et les expériences médiatisées numériquement pour examiner comment les couches visuelles façonnent notre perception de la mémoire et de l'identité.
Un motif central dans mon travail compare la figure humaine à la pierre, où le corps semble se dissoudre dans le paysage. Cela fait référence au retour biblique à la terre, suggérant un lien originel entre l'humanité et la nature. En combinant des textures organiques avec l'abstraction technologique, je crée des structures où coexistent le passé, le présent et les futurs numériques spéculatifs. Cette immersion n'est pas une perte, mais un processus de libération, offrant un espace pour réfléchir sur la façon dont les images médiatisent notre relation au monde.